CNL, CGL ou Fondation Abbé-Pierre seront aux côtés des bailleurs pour combattre le désengagement de l’État du logement social.

Les associations défendant le droit au logement attendent avec impatience le congrès de l’USH (Union sociale pour l’habitat) qui se tient jusqu'à jeudi à Strasbourg. Dire que l’ambiance s’annonce tendue relève d’un doux euphémisme dans un contexte de crise du logement social.

« Nous allons à ce congrès dans un état d’esprit combatif. Nous n’avons pas l’intention de nous laisser faire par M. Apparu et sa “bonne parole” », assure Serge Incerti, président de la Confédération nationale des locataires. La CNL, comme nombre d’autres associations qui militent pour l’accès au logement social, s’indigne du sort réservé aux plus modestes par les récents projets du gouvernement. Avec en tête des mesures les plus critiquées, celle consistant à ponctionner 340 millions d’euros par an aux budgets des offices de HLM.

« Ces ponctions sur les offices vont faire augmenter les loyers des plus modestes, creuser les inégalités face au logement, et pénaliser ceux qui ont déjà du mal à payer », explique Serge Incerti. Depuis près d’une semaine, le responsable de la CNL tente de fédérer les locataires contre les projets gouvernementaux, à travers une pétition ou la mise sur pied de délégations destinées à rencontrer les élus.

«C’est la pire attaque contre le logement social depuis la Libération», confirme de son côté Michel Frechet, président de la Confédération générale du logement, qui sera également présent au congrès. « Aujourd’hui, même si l’USH représente les bailleurs, nous avons des points de convergence importants sur le logement social, que nous défendrons ensemble. »

Tous dénoncent l’attitude du gouvernement « qui a baissé cette année son budget logement de 74 %. Ce désengagement est une chose très grave, car on ne peut pas faire confiance au marché pour décider des prix des loyers des foyers les plus pauvres », conclut Yves Collin pour la Fondation Abbé-Pierre.

HUMANITÉ.fr 


Selon Mr Apparu : " « Je prends l’engagement que le produit sera intégralement redistribué au monde HLM », a répondu Benoist Apparu qui a précisé, devant les journalistes, que 250 M€ iront à l’Anru, chargée de la rénovation urbaine des quartiers sensibles, et le reste à l’aide à la pierre.
Cette déclaration est étonnante : On nous propose une " péréquation " pour compenser une soi-disant désaffectation des logements sociaux. Mme Boutin, de son côté, dénonce ces chiffres.
Cette ponction supplémentaire s'ajouterait donc aux différentes augmentations (du loyer, des charges habituelles,  du gaz et de l'électricité, des adaptations à réaliser pour recevoir la TNT.) sans oublier l'affectation de nouvelles charges conséquente aux mesures de l'ORU.).
Il reste à souligner que "le paquet-cadeau-ORU" a été ficelé sans concertation préalable avec les locataires. Ce "paquet-cadeau" incite donc les locataires à effectuer, ici et là, des demandes de mutations.
En fait de solution, on greve la situation !