Pas de bus ce matin à Angoulême. A 5 heures, ils étaient près de soixante-dix, à l’appel du collectif pour la défense des retraites, massés devant les grilles de la STGA, route de Bordeaux. Leur stratégie, désormais développée au quotidien, c’est l’effet surprise. Les chauffeurs de bus, un peu étonnés de voir le parking-relais face à leur entreprise en pleine nuit et les accès au parking bloqués, ont pu rentrer dans l’enceinte de la STGA et pointer. D’autres sont restés devant les grilles, autour du brasero des manifestants. Et pas un bus n’a quitté le dépôt. «Cette fois, nous sommes pris en otage. Gardez-nous en otage», ironisait un syndicaliste. Il n’y a pas eu de service minimum.

Les manifestants, qui ont installé un tivoli devant l’entrée de la STGA, ont affiché leur intention de rester sur place «au moins jusqu’à 14 heures». Ils ont prévu (...)

Au petit matin, le leitmotiv, c’était «aujourd’hui dans la rue, demain on continue».  L’intention affichée, c’est de «bloquer l’économie». Après les ronds-points mardi, le dépôt STGA aujourd'hui, les membres du collectif devraient se retrouver ce soir pour décider d’autres actions à mener demain.

Ce matin, les emplois vie scolaire, dont le contrat n’a pas été renouvelé par l’ Éducation nationale, qui se sont rebaptisés «emplois vite soldés» se sont aussi réunis en assemblée générale à l’Inspection d’académie avant d’y tenir une conférence de presse.

CHARENTELIBRE.fr