Le mouvement tient bon. A Niort, comme à Thouars, Parthenay et Bressuire les manifestants répondent toujours présent. Continuer, oui, mais comment ?

Démobilisés, les forçats du macadam ? Usés, les syndicats ? La nouvelle démonstration de la rue niortaise, hier midi, est une forme de réponse. « Alors, on est combien, cette fois ? » ne cessaient pourtant de demander les protestataires aux reporters du jour élevés au rang de comptables patentés. Vaine question. On s'en tiendra au choc des extrêmes - 17.000 selon les syndicats, plus de 7.000 selon la police (chiffre similaire à celui du 12 octobre), avec l'irrésistible tentation de choisir le juste milieu confortable. Mais il y avait bel et bien encore beaucoup de monde à ce rendez-vous obstiné. Et une envie palpable de ne surtout pas baisser les bras, en dépit du « mépris gouvernemental » et d'échéances démobilisatrices (...)

Radicalisation
Radicalisation, le mot est sur toutes les bouches sans que l'on sache exactement ce qu'il signifie.
Quand la mobilisation, aussi forte et permanente soit-elle, reste vaine, c'est sur elle que peut compter la rue pour parvenir à ses fins. Mais quand les uns pensent radicalisation par la paralysie de l'économie et des entreprises, les autres entendent radicalisation par le débordement. « L'autorité, c'est comme l'élastique, plus on tire dessus, plus on a de chance de le prendre dans la gueule », prévenait hier la pancarte d'un manifestant. A suivre...

la phrase   (...)

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