Les enseignants stagiaires, lâchés dans les classes sans formation pratique, font face comme ils peuvent. La masterisation prévue par les nouveaux cursus les place dans une position inconfortable.

"Avant la rentrée? J'avais pris une classe en main pendant deux heures.» Cette jeune apprentie prof garde le sourire. Pourtant, elle fait partie du bataillon de jeunes stagiaires jetés dans les collèges et les lycées sans préparation à la rentrée de septembre pour cause de modification des cursus de formation. «Le premier jour où je suis arrivée devant les élèves, j'ai eu l'impression de descendre dans l'arène, poursuit-elle. Depuis, je n'ai pas eu un moment à moi.»

Elle enseigne quinze heures par semaine. «Pour l'instant, je n'ai eu que deux jours de formation. C'est complètement décalé par rapport aux besoins.   (...)

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