Si Christian Prouzat, président du centre socio-culturel-Flep, n'a pas voulu s'étendre sur la fermeture du centre de loisirs Gulliver (lire CL d'hier), il se montre plus loquace à propos de l'étude qui va permettre à la Ville de proposer au centre une convention pluriannuelle (avec la perspective, en 2011, de l'élaboration des orientations du contrat de projet 2012-2015).
«De cette étude, j'attends deux choses essentielles. D'abord une clarification, que cette étude démontre l'étendue du champ des activités du Centre socio-culturel et sportif Flep actuel. Et aussi qu'elle témoigne de l'importance du rôle qu'il joue auprès des plus défavorisés et au service de la mixité sociale», affirme-t-il. «Au titre des perspectives, j'attends qu'elle ouvre les yeux de tous sur l'étendue et l'urgence des progrès à accomplir», ajoute-t-il encore.
Cette étude, proposée au vote lors du dernier conseil municipal, le 9 novembre, avait été adoptée à la majorité, avec cinq abstentions de l'opposition. Fanta Dialo, conseillère municipale d'opposition, avait craint «que le Flep soit mis à l'index», son homologue Bernard Rivalleau, tout en reconnaissant que «les relations avec le Flep soient clarifiées, ce n'est pas une mauvaise chose», s'inquiétait «de l'impartialité de cette étude».
François Nebout avait constaté: «Nous avons perdu un an. Il faut maintenant qu'on avance,   (...) "
Marie-Noëlle Debilly, maire-adjointe, avait ajouté: «Le centre social est demandeur, ce n'est pas une chasse aux sorcières.»
Christian Prouzat reconnaît volontiers qu'il y a sûrement des points à améliorer au niveau du centre social: «    (...)   Mais surtout, j'attends de cette étude qu'elle démontre la nécessité de désenclaver le CSCS-Flep en lui donnant une image susceptible d'être reconnue et appréciée de tous les Sojaldiciens.»
L'étude sera financée à 50 % par la CAF et la Ville de Soyaux, soit 4.000 € chacun. Les conclusions devraient être restituées à la fin de l'année.

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