Par Gilles Klein le 28/06/2011

Une grève générale de 48 heures débute aujourd'hui en Grèce pour protester contre le nouveau plan de rigueur, qui doit être adopté par le Parlement pour obtenir l'aide de l'Europe et du FMI. Le quotidien populaire allemand Bild cite des journalistes grecs qui commentent la situation. 

GreceBildDe"Les Grecs paralysent leur pays... et les journalistes avertissent sur une révolution possible", titre Bild.

En cas de refus du plan de sauvegarde ? Takis Michas (collaborateur du Wall Street Journal) : "Quand l'ordre et loi s'effondrent, il y a un seul groupe de gens qui est en position de contrôler la situation. C'est le crime organisé. Ces gens-là ont des armes et du pouvoir. Ils passeront à l'action. C'est exactement ce qui se passera. On l'a vu partout dans le monde, quand l'Etat fait défaut. Pas de révolution au sens classique du terme. Les gangs prennent le pouvoir. Cela se produit en Amérique Latine, en Afrique et ailleurs."

Liana Spyropoulou du "quotidien gauchiste Elefthoperia": "Si le Parlement refuse le plan, la situation va devenir incontrôlable. La Grèce est déja en faillite, les politiques auraient dû le comprendre. Il fallait rétablir la monnaie grecque, la drachme. Il n'y a pas d'autre solution que la révolution. Notre gouvernement ne peut plus arrêter ceux qui imposent la rigueur qui nous appauvrit. La classe mooyenne va disparaître. J'espère une révolution."

Mais il y a quand même de l'optimisme au sein de la Hellenic Foundation for European & Foreign Policy (ELIAMEP) citée par Bild : "George Tzogopoulos de l'institut de recherche ELIAMEP garde l'espoir. «Je ne pense pas que le vote va échouer. Bien sûr, beaucoup parlent de révolution, mais nous sommes encore une démocratie. Les manifestations n'ont rien de révolutionnaire. Les hommes politiques grecs agissent dans l'intérêt du pays.»"

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