Que faire pour aider la Grèce à sortir du marasme ? « Si on n’est pas capable de résoudre le problème d’un pays qui pèse 2 % du PIB de la zone euro, alors tout bascule. Car ce cela remettra en cause tout le projet de stabilisation et d’intégration du continent européen que l’on poursuit depuis 1950 », estime ce responsable européen qui a requis l’anonymat. « La Grèce est un problème modeste, mais c’est un détonateur dans un vaste explosif ». Plusieurs solutions pour redresser les comptes publics grecs sont envisageables. Décryptage. 

* Le défaut de paiement

Pour les marchés, c’est acquis, le défaut grec aura bien lieu. Plusieurs partis – surtout minoritaires — de la droite et de l’extrême droite européenne, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche, en Slovaquie ou en Finlande militent aussi pour cette solution extrême. Accompagnée ou non d’une sortie de l’euro, c’est selon. Mais la faillite, qui permettrait d’alléger la dette grecque, qui atteint 350 milliards d’euros pour un pays de 11 millions d’habitants (160 % de son PIB), est fermement écartée par la Banque centrale européenne (BCE), la Commission, les gouvernements de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI). Un défaut de paiement de la Grèce « n’est pas une hypothèse de travail, ce n’est pas notre stratégie », a martelé hier François Baroin, le ministre français des Finances. « Ce n’est pas une option », assène un haut responsable de la zone euro.

 

Lire la suite "Grèce: La tutelle ou la faillite" »