Les impôts n'augmentent pas mais le budget de Soyaux est serré en matière de fonctionnement. Il laisse place à 9M d'euros d'investissements.

Les travaux de l'Opération de renouvellement urbain du Champ-de-Manoeuvre
vont absorber l'essentiel des investissements de Soyaux en 2012. Archives Renaud Joubert

La bonne nouvelle est tombée hier soir lors du vote du budget primitif 2012 de Soyaux : pour la neuvième année consécutive, les taux d'imposition de la ville n'augmenteront pas. Le maire François Nebout l'a annoncé lors du dernier conseil municipal de l'année qui se penchait sur les finances de la ville pour l'année prochaine.

Mais la contrepartie, c'est qu'une nouvelle fois, le budget de fonctionnement sera serré. «Dans un contexte national et local difficile, nous ne pouvons pas faire autrement», justifie François Nebout en annonçant dans la foulée que la ville gèle le recrutement de ses agents pendant deux ans. «Quand cela s'avérera nécessaire, nous redéploierons le personnel. Cela permettra également de ne pas figer les carrières», dit-il encore. Une des pistes retenues pour faire des économies comme s'appuyer plus souvent sur la mutualisation, notamment avec GrandAngoulême, lorsque c'est possible.

9M€ d'investissements dont 7,7 pour l'ORU

Le budget de fonctionnement de Soyaux s'élèvera à 12,2M€ en 2012. «Avec les mêmes priorités que ces dernières années : l'éducation, la culture et les subventions aux associations sans oublier l'aide sociale à travers le CCAS», précise François Nebout. Le budget du centre communal d'action sociale passe d'ailleurs de 436.000 à 450.000€.

A partir du mois de janvier, la ville mettra plutôt l'accent sur les investissements. Avec un budget de 9,3M€ contre 7M€ cette année et 8M€ en 2010.

Mais l'essentiel de ces investissements sera réalisé dans le cadre de l'Opération de renouvellement urbain (ORU) menée dans le quartier du Champ-de-Manoeuvre et grâce au recours à l'emprunt. Nathalie Durandet, l'adjointe aux finances, l'a précisé dans sa présentation du budget: «Nous avons prévu un emprunt de 4,6M€».

Car même si Soyaux retrouve petit à petit une capacité d'autofinancement (750.000€ l'an prochain), la ville n'a pas d'autres moyens que de faire appel aux banques. «Même s'il devient de plus en plus difficile d'emprunter pour les collectivités», avait fait remarquer François Nebout en préambule.

L'essentiel des investissements réaliser au Champ-de-Manoeuvre concerne le pôle associatif et culturel qui sort lentement de terre sur la place Jean-Jacques-Rousseau avec 3,6M€.

A l'issue de la présentation, Bernard Rivalleau est monté au créneau au nom de l'opposition. «C'est un budget de rigueur d'un côté et la fuite en avant de l'autre avec un nouvel endettement qui se profile», a-t-il lancé au maire. Celui a convenu que jusqu'en 2013, l'ORU allait encore coûter cher à Soyaux. «Mais on ne peut pas s'arrêter en route. Et si à la fin de mon mandat le Champ-de-Manoeuvre a une autre allure que celle qu'il avait auparavant, j'en serai fier», a répondu François Nebout.

17 décembre 2011 | Mis à jour | 09h06  François Goubault

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