Le maire François Nebout, entouré de son équipe municipale, invite ses administrés à l'union comme gage de réussite. (Photo C. T.)

Lors de ses vœux aux personnalités, lundi 16 janvier, le maire, François Nebout s'est montré optimiste, tout en concédant que des sacrifices sont à faire. « J'ai demandé le gel de tous les recrutements jusqu'en 2014. » La charge du personnel communal représente plus de 60 % du budget fonctionnement de la ville.

François Nebout justifiait la décision ainsi : « La Ville a suffisamment de compétences pour pouvoir les redéployer, là où elles seront le plus utiles. Ma responsabilité de maire, c'est de fixer le cap. » Il s'appuyait sur son bilan : « Depuis, plus de vingt ans, je me suis attaché à faire le choix de l'investissement.» On pense au programme de l'Opération de renouvellement urbain (ORU) où plusieurs millions d'euros sont inscrits au budget.

Développement commercial

Concernant le volet économique, le maire n'est pas peu fier d'avoir enfin sa zone commerciale, qui est, selon lui, « un juste rééquilibrage Est-Ouest ». 25 nouvelles enseignes vont prendre place en face du centre Clinical, sur une surface de 15 000 m2, l'ouverture est prév ue à la fin de l'année.

On parle d'un restaurant Flunch, d'un magasin de papier peint Chantemur pour ne citer qu'eux. Par ailleurs, sept enseignes devraient voir le jour entre Réseau pro et Leroy Merlin. « La réalisation du contournement Est devait revitaliser notre ville, qui a toujours été oubliée dans les schémas de développement économique jusqu'à présent. Aujourd'hui, c'est fait ! » Sans oublier le centre Clinical qui s'agrandit : 15 radiologues vont s'établir, ainsi qu'une maison de santé. L'édile est cependant conscient des difficultés de ses administrés : « Le développement économique ne peut à lui tout seul transformer la ville. »

Revenant sur l'ORU, le maire est catégorique : « La transformation de ce quartier ne sera faite que si nous réussissons la mixité sociale, sans assigner à résidence les familles les plus fragilisées. C'est pourquoi, il nous faut une véritable stratégie de peuplement ou sinon nous aurons raté notre ORU. »

À l'appui, le maire a cité le témoignage d'une habitante, vivant à proximité du Champ-de-Manœuvre. « Elle fait partie de ce que l'on appelle la classe moyenne. Elle dit qu'elle a du mal à payer ses impôts, que ses enfants fréquentent une école du quartier en échec scolaire. » Cette habitante a d'ailleurs quitté le quartier. En substance, le maire invite tous à se serrer les coudes. « Notre ville a beaucoup d'atouts. Mais, elle ne réussit que lorsqu'elle est unie, rassemblée dans la vérité. Je compte sur vous. »

Cédric Tricaud

SUDOUEST.fr