L'Amicale des locataires du Champ-de-Manoeuvre s'est réunie en assemblée générale. Le point avec son président, Robert Lafleuriel.

Robert Lafleuriel demande toujours un concierge. Photo Majid Bouzzit

Une cinquantaine de personnes ont assisté à l'assemblée générale de l'Amicale pour la défense des locataires du Champ-de-Manoeuvre, la semaine dernière à Soyaux. Questions à Robert Lafleuriel, son président.

Quelles sont les principales doléances émises par les locataires ?

Robert Lafleuriel. Les travaux de l'Opération de renouvellement urbain et la résidentialisation qui va avec: on a arraché des arbres sans discernement, rasé des bosquets au pied des bâtiments pour les remplacer par des plantations rachitiques. On ne comprend pas non plus la création d'une troisième allée boulevard Vincent-Auriol entre les n°2 et 8, au ras des immeubles: si des gamins s'amusent à rouler à vélo ou à mobylette devant ceux qui sortent des bâtiments, ça va être dangereux !

Les locataires de la tour W1 ont exprimé exprimé leur ras-le-bol après des incivilités répétées commises par des jeunes dans les espaces communs l'hiver dernier. Où en est votre demande de concierge auprès de Logélia ?

Il n'y a eu qu'une seule rencontre, ça n'a pas avancé d'un poil ! Les choses se sont un peu calmées, les jeunes sont moins nombreux à mettre le bazar, alors qu'ils venaient avant à 20 ou 25... Mais les nuisances n'ont pas disparu, on continue à demander un concierge. On attend toujours. Je reposerai la question lundi [NDLR: 18 juin],lors du prochain conseil d'administration de Logélia.

D'autres actions sont-elles à venir ?

Pas pour l'instant, mais un vent de fronde souffle aussi pour dénoncer les nuisances liées à l'implantation des nouvelles poubelles semi-enterrées. Les ouvertures ne sont pas assez grandes et des gens laissent leurs sacs à l'extérieur. Comme elles sont trop près des bâtiments et des fenêtres, quand il fait chaud, c'est l'horreur. Sans compter les difficultés pour les personnes âgées qui doivent marcher 50 mètres pour déposer leurs ordures, alors qu'elles avaient un local dans l'immeuble auparavant.

14 Juin 2012 | 04h00 - Mis à jour | 09h10
Céline Aucher

CHARENTELIBRE.fr