L'Opération de rénovation urbaine (ORU) dans le quartier du Champ-de-Manoeuvre coûte cher à Soyaux. Hier en conseil municipal, le maire François Nebout et son adjointe aux finances Nathalie Durandet ont annoncé à l'assemblée communale qu'il faudra réaliser d'ici la fin de l'année un nouvel emprunt «d'environ 3,5 millions d'euros» d'ici la fin de l'année. Un emprunt d'une durée de vingt ans, à un taux 2,85 %, qui sera contracté auprès de la Caisse des dépôts et consignations. «Il servira à 90 % à financer les travaux de l'ORU», précise François Nebout. Ce nouvel emprunt interviendra alors que la ville a déjà emprunté un million d'euros en début d'année.

A la fin de l'année, Soyaux sera endettée à hauteur d'un peu plus de 11 millions. Et ce même malgré un remboursement anticipé en octobre d'un emprunt toxique indexé sur le franc suisse, il est vrai à hauteur de seulement 80.000 €. Une situation qui a alerté l'opposition lors du vote du budget supplémentaire 2012 et de l'étude de compte administratif 2011. «Je suis moins optimiste que vous, a lancé Fanta Diallo à François Nebout. Les voyants sont au rouge. Où va-t-on ?» Bernard Rivalleau, autre opposant, a rappelé pour sa part qu'avec l'ORU, «il faudra encore lever au total 5 millions d'euros d'ici fin 2014».

François Nebout a bien convenu en début de séance qu'après un redressement des finances depuis 2008, 2011 avait connu un «léger dérapage». Et ce malgré un excédent de 1,850 million sur la section fonctionnement l'an dernier. Sur cette somme, 888.000 € ont été reversés à la section investissement, déficitaire à cette même hauteur. A la fin de l'année, l'endettement de Soyaux pourrait flirter avec les 11 millions si tous les travaux prévus sont réalisés.

26 Juin 2012 | 04h00 - Mis à jour | 09h44

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