Syndicats de pharmaciens et de médecins viennent de signer une convention avec la Sécurité sociale pour amplifier la délivrance des médicaments génériques. Le dispositif sera en place le 9 juillet.

À partir du 9 juillet, la délivrance des génériques sera quasiment systématique.
Les réfractaires devront mettre la main à la poche. Photo Majid Bouzzit

Les génériques, ça va devenir quasi automatique. À partir du 9 juillet, dans toutes les pharmacies, la délivrance de médicaments génériques va devenir presque obligatoire. Le patient aura la possibilité de refuser le remplacement du médicament prescrit par son médecin par sa copie. Mais pour avoir le droit de dire non, il devra mettre la main à la poche et avancer le tiers-payant - la part prise en charge par la Sécurité sociale - qui ne lui sera remboursé que plus tard. Certaines dents devraient grincer aux comptoirs des pharmacies.

Ce dispositif n'est que la réactualisation d'une convention mise en place entre la Caisse primaire d'assurance-maladie (CPAM) et les syndicats de pharmaciens. Une convention de moins en moins appliquée sur le terrain. «Un constat nous a inquiété: la baisse de la consommation de médicaments génériques. En Charente, à fin avril 2012, il n'y avait que 72.3% de délivrance de génériques par rapport à ce qu'il est possible de faire. On était à 81% en 2010», détaille Nathalie Etcheverria, la directrice de la CPAM 16.

Or pour enrayer la fièvre du déficit de la Sécu, le levier d'action, ce sont les médicaments génériques: «En 2011, en France, le générique a permis d'économiser 1,4 milliard d'euros. On pourrait doubler cette économie», note la directrice de la CPAM 16.

Un générique est la copie d'un médicament dont le brevet est tombé dans le domaine public. Son coût: 30 à 40% moins cher que l'original. «À qualité de traitement équivalent, c'est donc le rôle de la CPAM de promouvoir le médicament le moins cher pour sauvegarder le système français de Sécurité sociale.»

Médecins, pharmaciens et Sécu en Charente se sont donc fixés un objectif: atteindre un taux de substitution de 85% dès la fin de l'année. Pour les officines qui seraient trop éloignées des objectifs fixés, des sanctions financières sont prévues. Et une petite prime, dont le montant n'est pas encore défini, devrait accompagner l'effort, comme pour les médecins.

Retouvez cet article en intégralité aujourd'hui dans CL ou en cliquant ici.

Pour acheter le journal sur Ipad, http://w1p.fr/61851

Pour acheter le journal sur tablettes Android: http://w1p.fr/61852

Ismaël Karoum

29 Juin 2012 | 04h00 - Mis à jour | 11h04

CHARENTELIBRE.fr