Le président Christian Prouzat dont le mandat arrivait au terme, rempile pour un nouveau tour. (Photo C. T.)

Comme le dit l'adage : « Après la pluie, vient le beau temps. » Et le Centre socioculturel et sportif-foyer laïque d'éducation permanente (CSCS-Flep) ne déroge pas à la règle. « On a traversé une tempête en 2011 » , a affirmé le président Christian Prouzat, qui fait référence à la démission brutale de la directrice Chérifa Aliani, « mais on a sauvé le bateau ».

Jeudi 28 juin, l'association a dressé le bilan de l'année à l'occasion de son assemblée générale. Une réunion ordinaire, mais aussi extraordinaire à cause de la modification de plusieurs statuts.

Avec un budget de près de 800 000 € par an, le CSCS-Flep joue un rôle indispensable dans le quartier du Champ-de-Manœuvre où plus de 50 nationalités cohabitent. Il mène de nombreuses missions sociales pour que les habitants vivent mieux ensemble, il organise des activités de loisirs et tient une épicerie sociale qui vient en aide aux plus démunis.

Au cours de cette assemblée, il a aussi été question d'établir le bilan financier de la structure. L'année 2012 s'annonce sous les meilleurs auspices, même si le CSCS-Flep enregistre un déficit de 15 000 € que l'on peut expliquer par la baisse des subventions (37 000 € en moins). Mais Michel Buisson, président de la Ligue de l'enseignement, a rassuré Christian Prouzat : « La mairie a été, et sera toujours à vos côtés. »

Le soutien de la mairie

La municipalité de Soyaux continuera à verser 125 000 € à l'association. En plus de cela, le Conseil municipal vient d'accorder une rallonge supplémentaire de 300 000 € au million d'euros déjà engagé pour le futur centre social et culturel. Le bâtiment, dont la livraison est prévue en octobre, est construit sur le site de l'ancienne école Jean-Macé. La mairie espère d'ailleurs qu'il sera baptisé par un autre nom.

Un nouveau directeur

Michel Bernard, le chef de projet, est devenu officiellement le 1er janvier le nouveau directeur de la structure. Ce Bordelais d'origine est arrivé en Charente il y a une dizaine d'années. Il est décrit comme étant très à l'écoute de son personnel.

Une sérénité qui transpire chez tous les responsables, comme par exemple chez Ibtissem Meniaoui. Cette femme est en charge du développement social et culturel du centre. Elle travaille en collaboration avec le Festival du film francophone, la fête des voisins, le cinéma en plein air, et la guinguette buissonnière.

L'espace Gulliver, qui était devenu temporairement le centre névralgique de l'association CSCS-Flep, retrouvera sa place initiale à la rentrée au centre de loisirs. Toute la partie administrative sera transférée sur l'ancien site de l'école Jean-Macé une fois que les travaux seront terminés.

Publié le 03/07/2012 à 06h00 - Par Cédric Tricaud

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