Depuis cinq ans, le mardi soir est synonyme de concerts en plein air dans la cour de l'hôtel-de-ville. Un véritable rendez-vous musical.

C'est la famille Clément qui a clôturé les Mardis Muzik hier soir, en revisitant les chefs-d'oeuvre
de la musique classique, de Mozart à Tchaïkovsky.Photo Phil Messelet

"C'est un peu comme ce que disait Mozart sur les kiosques à musique, qui devaient servir à ce que tout le monde puisse écouter sa musique, puisque tout le monde ne peut pas se payer l'opéra. Là, c'est un peu le même esprit." Jacques Marot ne se compare pas à Mozart, loin de là. Mais l'organisateur des Mardis Muzik ne peut refréner cet élan lyrique devant le succès, encore cette année, de ces concerts.

Pour la cinquième année, le public était en rendez-vous. Encore plus nombreux que les années précédentes. «En moyenne, on a accueilli 100 personnes de plus à chaque session», assure-t-il. Avec un pic de fréquentation le mardi 31 juillet pour le concert de Swing Home Trio, un orchestre de jazz manouche venu de Royan. «C'était archi-comble. On a compté presque 800 personnes», soit le double des places assises proposées aux spectateurs, relate, pas peu fier, Jacques Marot.

Dans le public, il y a d'abord les fidèles, «qui nous suivent d'année en année». «Il y a un peu l'esprit d'un festival, même si les concerts sont parsemés.» Et il y a aussi les touristes, curieux, mais surtout soucieux de trouver de quoi se divertir gratuitement le soir. Ce qui réjouit le plus Jacques Marot, c'est que quel que soit le public, «tous viennent pour un moment d'écoute, pour un concert de qualité». Ce qui plaît aussi beaucoup aux artistes, pas forcément habitués à un cadre ouvert et populaires comme celui-ci.

Les enfants à l'honneur pour la saison 2013

À peine la saison 2012 achevée, Jacques Marot pense déjà à la programmation de 2013. «Pour le premier mardi, avant que les enfants ne partent en vacances, je voudrais faire une sorte de scène ouverte pour les enfants et les ados des écoles de musique.» Une façon de les faire «sortir de leurs écoles et de jouer comme les grands, face un à public de 400 personnes».

Dans les cartons également, un partenariat avec les Eurochestries, un festival réunissant chaque mois d'août en Charente-Maritime de jeunes musiciens de 15 à 25 ans venus du monde entier. Enfin, deux mardis devraient être réservés à des concerts d'une délégation de Guelendjik, ville russe jumelée avec Angoulême depuis 1977. Un ensemble de son Ecole des Arts jouera avec l'ensemble angoumoisin Amadeus, dirigé par Jacques Marot.

15 Août 2012 | 04h00 - Mis à jour | 08h27 - Élise RENOLEAU

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