Près de 200 personnes ont manifesté contre l’austérité au Petit Sablon. Puis au Cercle de Lorraine où se déroulait un repas entre Etienne Davigon, Mario Monti et José Manuel Barroso.

Une centaine de personnes ont été arrêtées administrativement à Ixelles à l’issue d’une manifestation contre l’austérité qui s’est tenue jeudi soir au Petit Sablon. Une action spontanée qui a rapidement été encadrée par la police lorsque "certains manifestants ont tenté d'entrer de force dans un bâtiment officiel sur la place Poelaerts", explique le commissaire divisionnaire de Bruxelles-Ville, Luc Ysebaert.

Près de 100 manifestants arrêtés à la Porte de Namur

Les manifestants s’étaient d’abord réunis dans le calme vers 18h00 au Petit Sablon, pensant que le repas organisé par les « Amis de l’Europe » se tenait non loin de là. Ils se sont ensuite rendus au Cercle de Lorraine après avoir appris que le dîner se tenait en fait à cet endroit. Pendant une demi-heure, ils ont manifesté devant les grilles du Cercle de Lorraine puis ont marché jusqu’à la Porte de Namur. C’est là que la police fédérale leur a bloqué la route. "Les manifestants sont descendus dans le tunnel à la Porte Louise et ont marché vers la Porte de Namur. Un acte dangereux quand on sait qu'il s'agissait d'une manifestation sauvage. Rien n'était prévu au niveau de la circulation. Les automobilistes circulaient aussi dans le tunnel. Il fallait les sortir du terrain", explique Luc Ysebaert.

Une centaine de manifestants ont ensuite été encerclés puis arrêtés administrativement avant d’être emmenés aux casernes de la police fédérale à Etterbeek. "Ils n'ont pas montré de resistance. Les arrestations se sont déroulées sans violence", poursuit le commissaire divisionnaire. "Nous les avons arrêté vers 20h20, ils sont actuellement en passe d'être relâchés."

200 personnes contre l'austérité

Plus de 200 personnes s’étaient réunies afin de protester contre un repas organisé par les « Amis de l’Europe » (Friends of Europe). Selon les manifestants, ce repas où étaient notamment conviés Etienne Davigon, Mario Monti et José Manuel Barroso, témoigne de la collusion du monde des affaires qu’ils estiment responsable de la crise et de l’austérité, et de la sphère politique.

Polina Vorobieva - Jeudi 11 octobre 2012, 21h51

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