« Rien n'est acté » mais l'organisme pourrait un jour quitter ses discrets locaux, près des halles, pour l'ex-boutique France Télécom, en haut de la rue Hergé.

La boutique France Télécom est déserte depuis le printemps 2010. (Photo tadeusz kluba)

Les colleurs d'affiches ne s'y trompent pas : tout en haut de la rue Hergé, l'ex-boutique France Télécom est idéalement placée. Désertée par l'opérateur téléphonique depuis le printemps 2010, elle reste désespérément vide. Sans doute faut-il être bien présomptueux pour loger une boutique de vêtements sur 90 mètres carrés. La Communauté d'agglomération du Grand-Angoulême songerait à racheter l'ensemble, avec l'idée d'installer l'office de tourisme au rez-de-chaussée.

Le sujet devait même être abordé ces jours-ci dans les bureaux de Grand-Angoulême. « Rien n'est acté », prévient François Nebout, maire de Soyaux et président de l'office de tourisme, structure associative adossée à Grand-Angoulême. L'élu se fait très précautionneux : « Nous en sommes aux prémices d'une discussion. C'est extrêmement prématuré de lancer un truc pareil. Ce n'est qu'une hypothèse de travail dont les élus n'ont pas connaissance. »

France Télécom contacté
Il n'en demeure pas moins que des contacts ont été noués ne serait-ce qu'avec France Télécom, toujours locataire des lieux. « Des tractations sont en cours », confirme-t-on à la direction régionale de l'opérateur. « Mais rien n'est signé. » Il s'agirait donc de racheter le fonds de commerce mais aussi d'acquérir un immeuble, l'intérêt étant de regrouper différents services éclatés en ville. Vice-président de Grand-Angoulême chargé des finances, François Nebout laisse d'ailleurs entendre que le coût d'une telle entreprise sera déterminant.

Une chose est sûre : l'office de tourisme a beau recevoir près de 40 000 personnes par an, il n'est guère remarquable au rez-de-chaussée de la résidence qui longe les halles. Emménager en haut de la rue Hergé lui offrirait une tout autre visibilité, qui plus est sous les fenêtres de l'hôtel de ville…

Un tiers des visiteurs aurait même des difficultés à le trouver. Que dire de ceux qui n'y arrivent jamais ! « On n'est pas très bien placé, reconnaît François Nebout. Mais on a le mérite d'exister, de travailler, de perdurer ! Doit-on évoluer ? Je suis partisan d'évoluer, mais soyons prudents. »

Publié le 13/10/2012 à 06h00 - Par daniel bozec

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