La direction de PSA entend-elle continuer de multiplier les coups de force pour tenter d'imposer son plan de casse de l'emploi? On est tenté de le croire : à l'ordre du jour du comité central d'entreprise prévu pour le 27 octobre au matin, elle a inscrit, notamment, la question des mutations au sein du groupe, des salariés de Rennes et Aulnay-Sous-Bois. En rejetant la demande des syndicats de retirer ce point de la discussion, la direction de PSA montre sa volonté de passer en force, quelques heures seulement avant la réunion tripartite organisée au Ministère du redressement productif sur l'avenir de l'emploi dans le groupe automobile et en particulier sur le devenir des salariés d'Aulnay. C'est inadmissible!

C'est d'autant plus scandaleux qu'au même moment, cette direction s'apprêterait à solliciter la garantie de l'Etat pour consolider la situation de "Banque PSA Finance" qui, après avoir fait de colossaux bénéfices, se trouve menacée par le dictat des agences de notations.

L'Etat, et en particulier le ministre Arnaud Montebourg, ne peuvent rester l'arme au pied. Ils doivent exiger de la direction du groupe automobile d'écouter, lors de la réunion tripartite du 27 octobre, les alternatives portées par les syndicats et de discuter réellement de l'avenir de l'emploi, sans en avoir scellé le triste sort auparavant. Toute garantie qu'apporterait l'Etat pour sauvegarder la filiale bancaire de PSA doit, en outre, être conditionnée à l'obligation, pour le constructeur, de renoncer au massacre de l'emploi et d'agir pour développer l'industrie automobile en France.

Marie-George Buffet
- le 17 Octobre 2012

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