La fréquentation est stable. Le festival a atteint son rythme de croisière. Comme l'an dernier, l'atelier bruitage a été un grand succès.

Julien Billeau (au fond) a fait découvrir le métier de bruiteur dans la salle Némo.
Photo Phil Messelet

"J'aimerais bien faire ça comme métier." La fillette doit avoir 7 ans à peine. Dans le flot de gamins (et parents) qui quittent la salle Némo, tous ont été bluffés par la prestation de Julien Billeau. Lui qui passe sa vie enfermé dans un auditorium sombre, le bruiteur des sociétés Elude et B&S a fait salle comble pour son show annuel lors du festival 16.000 Toons.

Forcément, quand on découvre des secrets aussi précieux que comment imiter le bruit des choses visqueuses, il y a de quoi être émerveillé. «Je pensais que les bruits étaient puisés dans des bibliothèques de sons déjà enregistrés !», s'étonne une maman. «Je vais plus vite que la machine», corrige le bruiteur.

Pendant ce temps, au rez-de-chaussée de la Cité de la BD, les gamins courent d'un atelier à l'autre. Ça glousse dans les couloirs, monte et descend les escaliers, gribouille sur des feuilles de papier. Et mine de rien, sans en avoir l'air, en suivant une à une les animations proposées, les gamins découvrent comment se fabrique un dessin animé. Un parcours ludo-pédagogique qui transforme la Cité en fourmilière.

Près de 1.400 visiteurs

Hier soir, à la fermeture du salon, Adrien Farell, président de l'association 16.000 Images et organisateur de l'événement, était plutôt satisfait de cette sixième édition. «Samedi, à la MJC de Ma Campagne, il y a eu 190 enfants pour les ateliers et les projections», se félicite-t-il. Soit 80 de plus que l'an dernier. La fréquentation cette année flirte avec les 1.400 visiteurs. Un peu en deçà de l'an dernier, normal, «il y avait moins de scolaires cette année», précise Adrien Farell. «Avec 25.000€ de budget, notre objectif est surtout de maintenir l'intérêt pour la manifestation. Il y a quelques parents qui regrettent que certains ateliers de l'an dernier n'aient pas été reconduits mais comme ils aiment les nouveaux, tout va bien.»

Le président de 16.000 Images pense déjà à l'an prochain. Ilvoudrait faire évoluer un peu la formule. «En parallèle du festival d'Annecy, il y a le Mifa pour les professionnels. Sans avoir la même envergure, j'aimerais aussi ouvrir une partie salon pour les professionnels en parallèle des animations grand public.»

22 Octobre 2012 | 04h00 - Mis à jour | 06h38 - Richard Tallet

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