Comment la télévision publique fait les frais des couacs gouvernementaux...

(Rémy Pflimlin - WITT/SIPA)

Je te donne, je te donne plus. Manège émotionnel dans les étages de France Télévisions. En se contredisant publiquement au micro des différents médias – la palme revenant au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, dans la matinale d’Europe 1, mardi 16 octobre –, les membres du gouvernement ont soufflé le chaud et le froid et fait peut-être monter la tension du président du groupe, Rémy Pflimlin.

«C’est un peu comme si on nous avait repris un cadeau à la veille de Noël», grinçait-on dans les étages du paquebot télévisuel. Au pied du sapin, il y avait, la veille encore, l’amendement, à l’initiative du groupe PS de l’Assemblée nationale, qui prévoyait d’élargir la redevance télévisuelle aux résidences secondaires, avec un montant de 64 €, moitié moins que pour les résidences principales. Une manne qui pourrait rapporter environ 164 millions d’euros à l’audiovisuel public en 2013.

De quoi compenser la perte totale de 183 millions d’euros (soit l’équivalent du budget de France 5), résultat de la baisse des subventions de l’Etat et des recettes publicitaires. «Le problème que l’on a aujourd’hui, explique-t-on du côté de Patrick Bloche, député PS et fervent défenseur de l’amendement, c’est que France Télévisions va se retrouver déficitaire l’année prochaine».

Pour Rémy Pflimlin, cette situation peut se réveler hautement périlleuse. «C’est sur ce budget qu’ils peuvent le coincer pour ne pas le reconduire», s’inquiète un membre de son équipe.

Mardi 23 Octobre 2012 à 16:00

MARIANNE.net