Lancé pendant l'été 2011, l'Accro-Parc a atteint haut la main son objectif de fréquentation. Et il fourmille de projets

Fabien Demonceaux, patron de l'Accro-Parc, proposera en février une nouveauté pour les adultes : un saut dans le vide à 23 mètres de hauteur entre deux arbres. (photo tadeusz kluba/« sud ouest »)

C'est une vraie succes story que Fabien Demonceau a su tisser entre les peupliers trembles, les merisiers, les chênes, les pins sylvestres et les châtaigniers du parc des Brandes. L'Accro-Parc de Soyaux, lancé en juillet 2011, a atteint haut la main son objectif de fréquentation (15 000 visiteurs par an) et ne désemplit pas. Ouvert jusqu'au 11 novembre (vacances de la Toussaint oblige), il accueille encore une quarantaine de petits courageux chaque jour, prêts à défier les cimes, malgré les premiers frimas de l'hiver.

Pas besoin de longs discours pour mesurer les atouts du site. Il suffit de voir la bouille joyeuse des enfants venus grimper dans les arbres. Indiana Jones ou Tarzan, singes ou écureuils, ils enchaînent avec aisance les parcours taillés à leur mesure.

Parcours blancs pour les pitchouns (3-7 ans) à 1,80 m du sol, parcours vert et orange pour les jeunes grimpeurs dès 6 ans (mesurant au moins 1,55 m les bras levés) à 5 mètres du sol, et enfin pour les jeunes ados parcours bleu (1,75 m bras levés), à 9 mètres du sol, et parcours rouge (1,85 m bras levés) pour les plus grands.

Suspendu à 23 mètres

Une diversité qui touche petits et grands. « Les adultes viennent de plus en plus, explique le maître des lieux. Les militaires du RIMa, par exemple, organisent des journées découvertes. Et on a de plus en plus d'enterrements de vie de jeunes filles ou de garçons. » Pour eux, l'équipe a concocté un nouveau parcours, noir, qui ouvrira en février, à l'occasion des prochaines vacances scolaires. Clou du spectacle, un saut dans le vide à 23 mètres de haut, à partir d'une plate-forme montée sur le plus grand pin du parc. Frissons garantis.

Cela dit, la jeunesse reste le cœur de cible de l'Accro-Parc. « Les 8-12 ans constituent l'essentiel de notre clientèle (40 %), mais les pitchouns (à partir de 3 ans) figurent en bonne place. Très peu de parcs s'adressent à des enfants si jeunes. Nous, on les bichonne, d'autant qu'ils seront nos clients de demain », rigole Fabien Demonceaux.

L'ancien éducateur sportif, ex-moniteur de voile et de ski, a de la ressource. Mais surtout une réelle vocation. Celle de promouvoir un loisir de qualité à forte vocation pédagogique. En plus des sensations offertes aux adeptes de la grimpette (glissades en tyrolienne, appréhension du vide), l'Accro-Parc mise sur l'éveil. « On proposera, dès février, un jeu de pistes (à la découverte des essences des arbres, des insectes, etc.) », dévoile le jeune patron.

Un renouvellement permanent dans les parcours qui permet à la petite entreprise de se développer. Le trentenaire emploie huit salariés l'été, contre quatre il y a un an (six à Soyaux et deux au parc de Frégeneuil), tous titulaires d'un certificat de qualité professionnel d'opérateur de parc aventure.

Avec à la clé une politique tarifaire alléchante. Les prix pratiqués ici sont relativement modestes (entre 5 et 13 euros l'entrée). Et ça marche. À ce paradoxe près qu'aujourd'hui, l'Accro-Parc de Soyaux ne rêve plus d'augmenter sa fréquentation (en tout cas pas trop). Son créneau : l'ancrage local via la Ville de Soyaux, la Société de transports du Grand-Angoulême, les comités d'entreprises, les écoles, les associations, les centres aérés, etc. Et pas seulement les touristes de passage.

L'Accro-Parc est ouvert tous les jours pendant les vacances de la Toussaint, jusqu'au 11 novembre, de 11 à 18 heures.

Publié le 31/10/2012 à 06h00 | Mise à jour : 31/10/2012 à 07h43 - Par hélène rietsch

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