Le festival fêtera sa 7e édition du 15 au 17 novembre. Autour d'une soirée de clôture avec les Bodin's, déjà complète, et deux soirées qui font la part belle aux nouveaux talents.

«On aurait pu remplir l'Espace Matisse trois fois» pour les Bodin's, affirme Christiane Fort, la présidente de Soyaux Fou d'humour. Photo C. A.

Pas la peine de se précipiter sur son téléphone. Le Retour au pays des Bodin's est complet... depuis le premier jour d'ouverture des réservations, début octobre. «On aurait pu remplir l'Espace Matisse trois fois», avoue Christiane Fort, la présidente de Soyaux Fou d'humour.

Mais ce n'est pas parce que la soirée de clôture du festival, qui fêtera sa 7e édition les 15, 16 et 17 novembre à l'Espace Matisse, est complète qu'il faut s'arrêter là.

Deux soirées «Charentaise d'or» permettront au public d'élire son artiste préféré. Sachant que la philosophie du festival est toujours la même: promouvoir les jeunes talents, en mélangeant les genres et en mêlant valeurs sûres et humoristes encore inconnus du grand public.

Un spectacle gratuit

au bar du Marché

Comme la soirée d'ouverture, jeudi, inaugurée par Laurent Violet. L'ancien chroniqueur de Rien à cirer et du Fou du roi fête ses 25 ans de carrière avec un best-of de ses sketches mythiques, entre plume acérée et humour noir. «L'occasion notamment de les faire découvrir au jeune public», lance Christiane Fort.

Ceux qui seraient froissés par l'humour Violet auront de toute façon de quoi se rattraper avec le spectacle très visuel de Topick, Fou normal. Un univers rocambolesque dans lequel ce personnage atypique détourne les indicateurs de réussite en faisant du ski ou des rollers sur scène.

Vendredi, place au one-man show d'Olivier Sauton, jeune humoriste irrévérencieux, adepte de la provocation comme de l'autodérision, découvert par l'équipe du festival aux Devos de l'humour à Tours.

Il sera suivi par un drôle d'Album de Famille. Deux filles, deux garçons, deux guitares. Le père, la mère, le fils, la fille. Une tribu qui raconte son histoire: naissance, départs, conflits, fous rires, le tout relaté au travers de la chanson française. «De l'humour chanté, très tendre, grave et pétillant», avoue Christiane Fort.

Deux soirées animées par un même Monsieur Loyal: Jérémy Charbonnel, la malice sous des airs d'étudiant en droit premier de la classe. «L'homme idéal ou juste un gros con ?» C'est le titre du spectacle intégral que ce jeune humoriste dans la veine du stand-up jouera aussi gratuitement vendredi au bar du Marché, à Soyaux. Une première pour le festival, qui a pris l'habitude depuis quelques années de programmer des artistes hors de la salle de spectacles.

«L'an dernier, Pascal Tourain a fait un carton», rappelle Christiane Fort, qui en espère autant pour ce spectacle déjanté sur les absurdités de la vie.

7 Novembre 2012 | 04h00 - Céline Aucher

CHARENTELIBRE.fr