A la suite du rapport Gallois sur la compétitivité des entreprises, son auteur a avoué un oubli : le coût du diesel. L’ancien patron d’EADS et de la SNCF reconnaît avoir « manqué de courage » pour évoquer dans son rapport la question des avantages fiscaux dont le diesel bénéficie. « À titre personnel, j’estime qu’on ne pourra pas s’exonérer d’un débat sur le prix du diesel » a-t-il ajouté.

Si je me réjouis de cet aveu, je regrette cependant qu’il intervienne aussi tard. Alors que le diesel est de loin le carburant le plus populaire (75 % des immatriculations de voitures neuves concernent des moteurs diesel), cette attirance est économiquement largement injustifiée. Comme le montre notre enquête récente, il n’est rentable que lorsqu’on roule plus de 20000, voire 30000 kilomètres (alors que le kilométrage moyen d’un véhicule est de 12800 km par an!). La faute à son prix d’achat et à un coût d’entretien plus onéreux. Quand on connaît l’impact environnemental et sanitaire de ce carburant, les avantages fiscaux coûteux dont il bénéficie posent donc vraiment question. Alors oui monsieur Gallois : quel dommage d’être tombé en panne sèche de « courage » si près du but !

15 NOV 2012

CONSOMMATEUR, SI TU SAVAIS...