Un député écologiste flirte aujourd’hui avec le ridicule en affirmant sérieusement, semble-t-il, que «les communistes au Sénat étaient complices du grand capital italien et de la déforestation en Malaisie».

Le député évoque le rejet, avec l’ensemble du projet de loi de financement de la sécurité sociale et des amendements votés au Sénat, de l’amendement dit «Nutella».

Les sénateurs du groupe CRC, qui au demeurant ont voté cet amendement du Rapporteur socialiste, Yves Daudigny, ont voté contre l’ensemble du PLFSS qui ne répond pas, selon eux, aux attentes et espoirs suscités par l’arrivée de François Hollande au pouvoir.

Le député écologiste, oublie-t-il que ce PLFSS accroît la taxation des retraités et n’allège pas les exonérations de cotisations sociales et qu’il ne répond pas à l’exigence d’une rupture pour assurer l’avenir de la protection sociale et permettre à tous d’accéder aux soins.

Ce sont ces questions qui ont déterminé l’attitude des sénateurs du groupe CRC qui, hier comme aujourd’hui, ont défendu un système de protection sociale fondé sur la justice et une plus grande participation du capital à l’effort de solidarité.

Ils espèrent que le député écologiste, co-président du groupe écologiste à l’AN, mettant en cause l’indépendance et la souveraineté des sénateurs du groupe CRC, ne parlait qu’en son nom propre et que ses propos, violents et chargés d’un anticommunisme insupportable, n’engageaient que lui.

Les sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen soulignent simplement que ces propos s’inscrivent dans une campagne de dénigrement de l’action de leur groupe qui, par son originalité, sa cohérence et son souci de la justice sociale bouscule à gauche.

- le 20 Novembre 2012

HUMANITE.fr