Photo par FRANCOIS GUILLOT

Fallait le faire. En traitant Cognac de «ville de riches» lundi en pleine séance du conseil régional, Ségolène Royal a même réussi à énerver son bon camarade Gourinchas. Il n'est pas le premier chez les socialistes charentais à être agacé par la dame. Même Lavaud, qui avait tapissé son bureau au conseil général de photos de son idole de l'époque, a pris ses distances. Si certains évitent prudemment de s'exprimer publiquement, le député Lambert et la sénatrice Bonnefoy ont plusieurs fois exprimé leur irritation. Cette inimitié est réciproque. On n'a pas vraiment tenu les comptes, mais les visites de la présidente dans notre beau département semblent beaucoup moins nombreuses que dans les trois autres de la région.

Ce qui est certain, c'est que la Charente n'a jamais connu une pluie de subventions comme celle qui s'est abattue sur les Deux-Sèvres lundi dernier (14 millions pour un hôpital et une piscine). Ici, on se souvient surtout des sabrages: 850 000 € en moins pour les fameux «riches» du BNIC; le Festival du film francophone, qu'elle avait pourtant contribué à créer, traîné en justice; la tentative d'exfiltration du Fonds régional d'art contemporain au fin fond des Deux-Sèvres. Sans oublier, pour parler de l'actualité de cette semaine, les Gastronomades qui ont encore perdu 5 000 € d'aide régionale.

La Charente est peut-être trop à gauche pour Ségolène dont on sait le faible pour l'humanisme et, avec les ans, un petit penchant pour le clientélisme. meilleurs opposants.

24 Novembre 2012 | 04h00 - Mis à jour | 14h08 - A.L.N.

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