Derrière les dessins du collectif sud-africain, il y avait un message politique.
À croire que c'est ce qui les rendait insupportables (Photo Majid Bouzzit).

Gilles Ciment aurait-il viré olé olé? Il y a trois ans, le directeur de la Cité de la BD avait censuré plusieurs affiches d'une expo du Festival de la BD consacrée à un collectif d'Afrique du Sud sous prétexte qu'il les jugeait pornographiques. «Je ne suis pas puritain, mais je refuse que des enfants, en se baladant dans la CIBDI, tombent sur ce genre de dessins.

C'est comme si on demandait si on est d'accord pour passer un film porno à 16h30 sur une chaîne pour enfants», s'offusquait-il à l'époque, interdisant finalement l'accès aux mineurs.

Avec sa dernière expo au Musée de la BD, ouverte à tous, il y a pourtant de quoi choquer au moins autant les âmes innocentes si on se fie à cette playmate de Manara avec une balle de 357 magnum particulièrement placée ou à la partouze strauss-kahnienne croquée par ce cochon de Vuillemin.

24 Novembre 2012 | 14h16 - Mis à jour | 14h16

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