Aujourd’hui s’ouvre la Conférence Nationale contre la pauvreté, sensée définir autour de sept axes pour sept ministères concernés, les contours de la politique contre la pauvreté, après plus de 10 ans de stigmatisation de la droite de ceux qu’on appelait quotidiennement des « assistés », des « ratés », alors que les riches bénéficiaient de plus de 15 milliards de cadeaux fiscaux annuels. Dans ce contexte, quel constat plus banal pouvons-nous faire, en rappelant que la jeunesse est au cœur de cette problématique ? En près de 700 pages de rapports divers, quels constats les syndicats, les associations, les institutions, les collectivités n’ont-elles pas rebattu sans cesse depuis des années ?

Cette conférence nationale sera-t-elle une fois de plus l’occasion de clamer dans le vide que seules des politiques ambitieuses de création de services publics, et avec eux, d’emplois stables et durables, que seule la sécurité d’emploi et de formation feront reculer la précarité et la pauvreté ? Que lorsqu’une entreprise délocalise, laissant des dizaines de milliers de salariés sur le carreau, c’est de la misère qu’on produit ? Que quand on assèche les collectivités, c’est la solidarité collective qui en pâtit ? Sera-t-elle une fois de plus l’occasion de rabâcher inutilement que c’est en développant un vrai service public du logement social, de la santé, que nous combattrons la catastrophe sanitaire et sociale qui frappe les plus démunis d’entre nous, quand d’autres s’engraissent en spéculant ? Rappelons encore les 65 organisations signataires d’un appel à un big bang des politiques de jeunesse, exigeant la sortie de ces dispositifs spécifiques, qui ne sont rien d’autres que des mécanismes d’exploitation spécifiques. Assez d’ambitions politiques au rabais, pour des jeunes travailleurs à prix cassés ! Assez de pansements sur la jambe de bois qu’est le refus d’aller chercher l’argent où il est pour se redonner vraiment les moyens de la solidarité.

Les jeunes communistes ont des propositions pour sortir de la précarité, et n’entendent pas se contenter encore de mesurettes de charité. Ces propositions, qui impliquent d’aller chercher l’argent où il est et de se donner les moyens de répondre à nos besoins, nous les faisons valoir auprès des jeunes dans le cadre des initiatives « Noël Rouge, pas de cadeaux pour les patrons ! » Ces propositions, les députés communistes et du Front de Gauche les portent à nos côtés dans leur proposition de loi.

M. Ayrault, les constats sont connus, à quand les actes à l’ordre du jour ?

  • Interdiction des licenciements boursiers
  • Reconversion des emplois précaires en CDI 
  • Mise en place d’une allocation d’aide à la formation et à la recherche du premier emploi pour sécuriser nos parcours
  • Plan de construction de logements sociaux
  • Réquisition des logements vides et nationalisation des résidences universitaires privées

Communiqué du Mouvement des jeunes communistes

- le 10 Décembre 2012