La  CGT s'associe à  la réquisition du bâtiment 2 rue de Valenciennes le 7 janvier, organisé par le DAL, Jeudi Noir  et soutenue par  d'autres associations, des organisations syndicales, des citoyens.

Le respect du droit à l’hébergement et de la loi DALO, est une urgence sociale, une légitimité pour des centaines de milliers de personnes.

Il est du devoir et de la responsabilité des pouvoirs publics de l'appliquer dans le respect des droits humains.

La CGT réaffirme qu’un toit est un droit, son exigence et sa revendication du droit au logement pour tous sans discrimination de situation sociale ni de nationalité.

L’Etat doit s’engager à stopper une crise humanitaire sans précédent et à mettre fin à une atteinte à la dignité humaine insupportable. Des paroles il faut maintenant passer aux actes.

L’Etat  agit aujourd'hui  dans l’illégalité. La loi Boutin stipulait que nulle personne ne doit se retrouver à l’indignité de la rue et à la place de l’obligation d’accueil inconditionnel. La loi DALO, qui fait du droit au logement un droit opposable, c'est-à-dire faisant obligation au gouvernement de reloger, n’a pas été réellement suivie d’effet. 50 000 ménages prioritaires n’ont pas été relogés et pire à l’entrée de l’hiver des ménages DALO ont été expulsés. Cette situation intolérable n’a guère évolué.

Comme beaucoup, la CGT a estimé que les mesures énoncées lors de la Conférence nationale pour la lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale des 10 et 11 décembre dernier, ne sont pas à la hauteur des enjeux, ne peuvent répondre aux attentes.

La CGT revendique :

  • de construire des logements sociaux adaptés et accessibles en très grand nombre pour répondre aux besoins en quantité et en qualité,
  • de lutter contre le logement cher avec une réelle politique d’encadrement des loyers et une obligation forte quant à l’application de la loi SRU,
  • d’arrêter les expulsions qui sont à la fois une atteinte à la dignité humaine, une hérésie sociale et un non-sens économique,
  • de réquisitionner les logements vides. Cette procédure, prévue par la loi, au vu de la situation, doit être mise en œuvre,
  • d’augmenter les moyens et de coordonner des dispositifs d’hébergement, de soutenir l’accompagnement des personnes,
  • de favoriser l’accès au logement autonome des jeunes,
  • de dégager des financements en augmentant les ressources du livret A disponibles, le budget logement et, en contrepartie, en taxant les logements vides et  les locaux inoccupés, en instaurant un dispositif d’imposition combattant les plus-values mobilières et foncières spéculatives.

Oui, l’urgence est d’asseoir un véritable droit à l’accès et au logement au logement pour tous. L’Etat  doit  en être le garant à égalité sur tout le territoire.

Montreuil, le 9 janvier 2013


- le 9 Janvier 2013