Michel Boutant était plutôt contre. Depuis que la menace de remboursement des fonds européens s'éloigne, il serait presque prêt à soutenir le projet des Studios Paradis Philippe Lavaud est plus mesuré.

Dans le projet présenté à l'automne par François Confino et Pascal Vimenet, l'animation et
notamment Tex Avery font leur entrée aux Studios Paradis. Repro CL

Au cinéma, c'est ce qu'on appelle un coup de théâtre. Au moment où le héros semble foutu, un petit rien fait tout basculer vers le happy end. Est-ce le destin que les élus réservent aux Studios Paradis, ce musée du cinéma fantôme ? Un peu tôt pour s'enflammer. Mais Michel Boutant, président du conseil général, plutôt frileux à l'automne dernier, voit l'horizon s'éclaircir. Philippe Lavaud reste mesuré. Robert Richard, président de Magelis, a prévu d'évoquer le sujet demain lors du comité syndical dans le cadre des orientations budgétaires.

«C'est l'épine dans le pied, image le sénateur de la Charente. Mais la menace de devoir rembourser les 4 millions d'euros du fonds Feder s'éloigne, ça ouvre d'autres horizons.» Sans dire qu'il va dire oui, il lance des signaux très positifs en direction de Robert Richard (lire ci-dessous). «Il faut croire à quelque chose et s'atteler à la charrue avec ceux qui ont suivi ce projet de très près... Ou alors, on le ferme.»

Michel Boutant attend une présentation détaillée devant les élus du département avant de prendre une décision définitive, «mais je fais confiance à Robert Richard». Voilà qui éclaire le tableau d'un nouveau jour.

De côté de la mairie, ce n'est pas encore l'enthousiasme. Les chiffres de fréquentation, 150.000 visiteurs annuels, avancés dans le projet porté par François Confino et Pascal Vimenet, laissent sceptique le maire d'Angoulême. «Quand on voit que le Musée de la BD fait 40.000 entrées à l'année [NDLR: en réalité autour de 60.000 selon la Cité], il faut rester prudent», estime Philippe Lavaud, qui craint le déficit de fonctionnement.  

 

«Le projet qu'on nous a présenté à l'automne ne se suffisait pas. Il manque un lien avec le Musée de la BD justement.» Et de poser la question de la gestion. «On a déjà une structure pour gérer les musées de la ville, une autre pour gérer le Musée de la BD, il ne me semble pas raisonnable d'en créer une troisième.» Le maire pencherait plus pour que la Cité de la BD récupère les clefs du Paradis.

«Le projet de François Confino et Pascal Vimenet est une bonne base de travail», ajoute le président de l'agglomération. Et il y a au moins un point sur lequel Michel Boutant, Philippe Lavaud et Robert Richard sont d'accord, c'est cette année ou jamais. Même si cette phrase, les élus la prononcent presque tous les ans depuis 2009.

«Un élément structurant et indispensable»

Lors de ses voeux, il a dit: «C'est cette année ou jamais !» Robert Richard, le président de Magelis, reste déterminé à faire un musée du cinéma. Et il semble bien moins seul à défendre ses Studios Paradis. Le changement d'attitude des partenaires du pôle image a de quoi gonfler d'espoir le président de Magelis qui va évoquer la question demain après-midi en comité syndical.

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7 Février 2013 | 04h00 - Mis à jour | 08h46 - Richard Tallet

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