21 mars 2013 - Patrick Le Hyaric
 
Du déplacement du Président de la République la semaine dernière à Dijon, il ne reste qu’une petite musique « a-démocratique ». Annoncé comme le moyen de renouer le dialogue avec les citoyens, il s’est terminé avec l’annonce de l’utilisation par le gouvernement des ordonnances pour légiférer et gouverner.
Elle fait écho à la décision du Premier ministre d’adopter le prétendu accord, sur un texte écrit par le Medef, en procédure dite accélérée, c’est-à-dire avec une seule lecture par les deux chambres du Parlement. C’est inquiétant et dangereux. La combinaison de l’application automatique du dernier traité européen, des règlements européens austéritaires comme ce qui est appelé le « two-pack », voté, dans le plus grand silence, par une majorité du Parlement européen la semaine dernière, la volonté de mettre en œuvre des accords entre syndicats minoritaires et le Medef, et maintenant les ordonnances déshabilleront notre République de ses attributs « démocratique et sociale ».   (...)