Des employés de la banque Laïki jeudi soir à Nicosie. (Photo Patrick Baz. AFP)

21 mars 2013 à 23:37

Craignant la fermeture définitive de leur banque, les employés de Laiki manifestaient ce jeudi soir devant le Parlement. Les députés ont repoussé le vote sur le fonds de solidarité à vendredi.

Par CORDÉLIA BONAL à Nicosie
«J’ai peur de perdre mon argent, mais j’ai surtout peur de perdre mon job, et j’ai peur pour mon pays Michalina, une jeune employée de la banque chypriote Laiki, est venue manifester avec ses collègues ce jeudi soir devant le Parlement à Nicosie. Aucun d'entre eux n'a travaillé cette semaine, depuis la fermeture des banques samedi dernier. Une grosse centaine de personnes est là, face à la rangée de policiers qui barre l’accès au bâtiment, où les députés étaient réunis depuis le début de soirée, pour dire «non» à la fermeture de leur banque. Laiki bank («Banque populaire», en grec), c’est la banque devenue maillon faible à Chypre. Celle dont les commerçants n’acceptent plus les chèques ou les cartes, celle devant laquelle on fait la queue pour retirer de l’argent au distributeur.    (...)