Il fut l'emblématique secrétaire général de la fédération CGT des cheminots. Didier Le Reste veut créer un "Front des luttes", ce soir, près d'Angoulême

Didier Le Reste (Front de gauche), ici lors d'une réunion en 2012 à Agen (Archives Emilie Drouinaud)

Pour le Front de gauche, l'affaire est entendue : la Saft veut "démanteler le site de Nersac", près d'Angoulême, en Charente. Selon la formation de gauche, la cession de l'usine de production de petites batteries au nickel-cadmium (unité SNB) à la société Fin'Active "menace 300 emplois directs et près de 1000 emplois induits".

Cet argument sera développé ce lundi soir, à 20h30,  par Didier Le Reste, lors d'une réunion publique à la salle du Temps libre à Gond-Pontouvre. Celui qui fut l'emblématique secrétaire général de la fédération CGT des cheminots veut engager "un combat pour la réindustrialisation du site de Nersac", présenter "un projet de mise en synergie des entreprises" du secteur, mais surtout créer un relais local du "Front des luttes".

Ce Front des luttes est "un réseau de mise en mouvement des acteurs du monde du travail" imaginé par M. Le Reste et Marie-George Buffet, lors de la fête de l'Humanité en 2011.

"Le groupe Saft veut démanteler le site de Nersac. Demain, quel sera le sort des entreprises charentaises telles que Leroy-Somer et Schneider-Electric ?" peut-on lire sur un tract fustigeant "les licenciements boursiers" et "une économie parasite et rentière".

Publié le 25/03/2013 à 16h06 | Mise à jour : 25/03/2013 à 16h36