Le futur trajet du busway entre Angoulême et Soyaux pose question. Deux alternatives se dessinent.

Philippe Lavaud ne s'en cache pas : « si l'État n'avait pas retenu notre projet, on aurait certainement revu notre copie. » Ce ne sera donc pas le cas puisque l'État a annoncé mercredi qu'il financerait le projet de TCSP angoumoisin (transport en commun en site propre) à hauteur de près de 10 millions d'euros. « Au-delà de l'apport financier, l'aide de l'État crédibilise notre projet aux yeux des autres partenaires », soutient Michel Germaneau, le vice-président de l'agglomération qui s'est déplacé pour recevoir la bonne nouvelle au ministère de l'Écologie.

Car, en attendant les premiers travaux de 2012, le Grand-Angoulême va maintenant effectuer les demandes de subventions auprès du Département, de la Région, voire de l'Europe, invités à mettre la main à la poche. « Je note aussi que nous sommes passés au travers d'autres aides d'État, au titre des Écocités, alors que nous y sommes éligibles », regrette Philippe Lavaud…

Bus électriques

Les financements sont une chose, la nature du projet une autre… Ainsi, tous les points d'interrogation n'ont pas été levés sur le trajet emprunté par le futur busway. Notamment entre le centre-ville d'Angoulême et Soyaux. Alors que l'on s'acheminait vers une liaison directe entre le Champ-de-Mars et la place de l'Octroi, via le boulevard Liédot, il semblerait qu'une autre alternative ait le vent en poupe. Une liaison qui emprunterait l'avenue de la République, les alentours de la place Victor-Hugo, la route de Montbron, passerait à proximité du gymnase de l'Abbé-Rousselot et aboutirait à l'entrée du Champ-de-Manoeuvre. « L'avantage de cette formule, c'est que l'on met deux établissements scolaires, Marguerite-de-Valois et Romain-Rolland dans les critères de proximité du busway », soutiennent Michel Germaneau et Philippe Lavaud qui devaient, hier soir, annoncer cette option aux autres élus de l'agglomération.

Ils devaient aussi aborder une autre question : « On songeait à investir dans une flotte de bus hybrides. Mais, à l'instar du projet de Bayonne, on ne s'interdit pas d'investir dans une flotte de bus électriques. »

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