Ils se déclarent « inquiets et pas rassurés » quant à l’évolution de leur propre situation économique et financière pour les prochaines années, selon un sondage Ifop pour « Sud Ouest Dimanche »

Illustration, photo Fabien Cottereau (Cottereau Fabien)

Plus de deux tiers (67%) des Français se déclarent « inquiets et pas rassurés » quant à l’évolution de leur propre situation économique et financière pour les prochaines années, contre 33% se disant « confiants et rassurés ». On observe que la part des interviewés ressentant une inquiétude intense (19%) est beaucoup plus élevée que celle des plus optimistes (3%).

  • Les femmes apparaissent nettement plus inquiètes que les hommes (70%, contre 63%).
  • L’âge constitue aussi un facteur de clivage. Les jeunes de 18 à 24 ans se déclarent les moins inquiets (59%). L’inquiétude augmente ensuite avec l’âge pour atteindre 71% parmi les personnes âgées de 50 à 64 ans. Mais elle décroit nettement parmi la tranche d’âge comprenant les retraités, les personnes âgées de 65 ans et plus (66%).
  • Parmi les catégories socioprofessionnelles supérieures (artisans, commerçants, professions libérales et cadres supérieurs), l’inquiétude est moindre que chez l’ensemble des Français mais s’élève tout de même à 55%. A contrario, la proportion de personnes ne se déclarant pas rassurées sur leur future situation économique et financière culmine à 74% parmi les employés et 75% parmi les ouvriers, dont 30% se disent « très inquiets ».
  • On note également une différence nette d’inquiétude entre les habitants de la région parisienne (60%), ceux des communes urbaines de province (66%) et ceux des zones rurales (72%).
  • Enfin, on observe que la sympathie politique constitue un facteur de clivage très opérant. Ainsi, les électeurs de Nicolas Sarkozy au premier tour de l’élection présidentielle de 2012 apparaissent comme la catégorie la moins inquiète quant à sa future situation financière (50%). Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (65%), de François Hollande (65%) et de François Bayrou (63%) font preuve d’une défiance plus forte, en ligne avec celle de l’ensemble des Français. Le pessimisme le plus élevé se mesure auprès des électeurs de Marine Le Pen : 81% d’entre eux déclarent être « inquiets et pas rassurés » à propos de leur situation économique et financière dans les prochaines années.

Tous les détails de ce sondage dans notre édition « Sud Ouest Dimanche » du 29 mai.

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