Présidée par André Curmi, l'association n'est plus qu'une coquille vide,
sans un sou en caisse.Photo archives Phil Messelet

La moribonde association du festival du film francophone d'Angoulême devra bien rembourser 85.000 euros à la Région Poitou-Charentes, une somme attribuée en 2008 pour la première édition du FFA. A l'époque, Ségolène Royal était très proche du fondateur du festival, Dominique Besnehard, et soutenait à fond la manifestation angoumoisine. Mais après leur brouille, en 2010, la présidente de Région a jugé le gros coup de pouce de 2008 inopportun, arguant que la Région finance déjà le FFA via sa participation à Magelis.

Le pôle image d'Angoulême est le principal financeur du festival. La justice a rejeté la requête de l'association, et a donné raison à la Région. Normalement, Ce jugement n'aura pas d'incidence sur le festival lui-même, qui s'est restructuré en SARL en 2011. Présidée par André Curmi, l'association n'est plus qu'une coquille vide, sans un sou en caisse, mais reste la responsable juridique de la première édition et de sa subvention devenue illégale.

Reste donc à savoir comment la Région compte maintenant récupérer sa mise.

21 Juin 2012 | 13h00 - Mis à jour | 13h00

CHARENTELIBRE.fr