1 juin 2011 06h00 | Par Cédric Tricaud 

Le président, Robert Lafleuriel, et ses adhérents ne veulent pas de la résidentialisation. Photo C. T.

L'assemblée générale de l'Amicale des locataires du Champ-de-Manoeuvre du samedi 28 mai, à l'Espace Gulliver, s'est vite transformée en critiques tous azimuts contre la résidentialisation. Cette résidentialisation, qui induirait des augmentation de charges, s'opère dans le cadre de l'opération de renouvellement urbain (ORU).

Puis un débat sur les problèmes quotidiens des locataires, à savoir les incivilités de certains jeunes du quartier, les colonnes de poubelles enterrées, l'action contre la privatisation des espaces et des voies autour des bâtiments avec l'arrêt de l'entretien par la Ville de Soyaux et de nouvelles charges sur les locataires ou encore le point sur l'entretien des escaliers, des halls d'entrées et des locaux à poubelles, ont été évoqués.

1 600 signatures

Une pétition a recueilli 1 600 signatures contre la résidentialisation. Les critiques fusent sur ce sujet. « On ne comprend pas pourquoi les locataires payent les charges dues à la tonte, alors que dans les lotissements, c'est la mairie qui le fait ! », ou encore « des arbres qui ont plus de 40 ans vont être détruits, et on est contre ! »

Puis le conseil d'administration de Logelia (un des offices HLM du quartier avec la SA Le Foyer), où siège Robert Lafleuriel, le président de l'Amicale, a été évoqué. « Avec la résidentialisation, les frais d'entretien des espaces verts devaient nous coûter 8 € par mois. Mais grâce à mon action, le prix a été divisé par deux, à 4 € », a-t-il déclaré.

Nouvelle tarification

Selon Robert Lafleuriel, la résidentialisation augmenterait le prix des loyers dans ce quartier, considéré comme le plus pauvre de Charente. Ainsi, la nouvelle tarification des charges est de 4,15 € contre 4,44 € à Ma Campagne et 4,52 € à Basseau. « Je ne comprends pas, ce tarif a été adopté sans la majorité, par seulement 10 voix sur 23 », indique le président de l'Amicale. Ce que dément Abel Migné, président de Logelia.

Pour Robert Lafleuriel, il n'y a aucun doute Logelia, riche de 7 000 logements en Charente, « ne s'est pas battu pour ses locataires ».

Quant aux incivilités, l'Amicale estime que « c'est aux forces de l'ordre de faire leur travail ».

Au regard de tous ces problèmes, l'Amicale ne veut pas déposer les armes et martèle : « On se battra jusqu'au bout ». Tout en posant une question. « La Ville prend en charge l'éclairage. Pourquoi pas tout ? »

 

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